GILLET Roger-Edgar (1924-2004)
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Roger-Edgar Gillet peignant dans son atelier © Donation Denise Collomb - Ministère de la Culture (France) Médiathèque de l'architecture et du patrimoine Diffusion RMN-GP
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Né à Paris en 1924, Roger-Edgar Gillet suit les cours de l’école Boule de 1939 à 1943 puis de l’Ecole nationale Supérieure des Arts Décoratifs. Il travaille comme décorateur mais abandonne cette activité dés 1953. Puis il enseigne à l'Académie Julian de 1946 à 1948, où il rencontre Thérèse qui deviendra son épouse.

Il œuvre dans un premier temps dans une esthétique abstraite. Il participe à plusieurs expositions organisées par les critiques Michel Tapié et Charles Estienne. Il est alors associé à l'Abstraction lyrique européenne, aussi dénommée Art informel ou Nouvelle École de Paris avec des peintres comme Georges Mathieu, Pierre Alechinsky, Jean Messagier, Serge Poliakoff, Jean-Paul Riopelle, Jean Fautrier, Hans Hartung ou Zao Wou-Ki…

Il présente sa première exposition personnelle en 1953 à la galerie Craven, à Paris. En 1954, on lui remet le prix Fénéon, puis à la suite d'une exposition à la galerie de France, il obtient le prix Catherwood et part aux États-Unis. À son retour, il expose à la galerie Ariel fondée par Jean Pollack. Celui-ci affirme clairement la ligne de sa galerie, notamment avec l'exposition « 15 peintres de ma génération » (1964). Ces peintres sont des amis de Gillet, surtout Albert Bitran, Jacques Doucet (peintre), André Marfaing, Maryan, Jean Messagier, Paul Rebeyrolle…

À partir des années 1960, Roger-Edgar Gillet se tourne vers la figuration, et l'humanité devient le sujet central de son œuvre. Sa production se présente clairement sous forme de séries : Les Poux, Les Juges, Les Bigotes, Marilyn, Les Musiciens, Les Mutants… Par ailleurs, il n'hésite pas à citer des thèmes de la peinture religieuse tels que La Cène ou la Crucifixion. Il traite également le paysage, par ses Villes et ses Marines.

Esthétiquement, Gillet a des affinités avec Goya et le flamand James Ensor. Il peut être rattaché à la Nouvelle figuration et au courant expressionniste.

Il fait partie du comité de sélection du Salon de mai avec lequel il se rend à Cuba en 1967 et participe à la réalisation d'une fresque collective à La Havane.

Dans les années 1970, il vit près de Sens dans l'Yonne, avec sa femme et ses quatre enfants. Il partagera ensuite sa vie entre Paris et Saint-Suliac, près de Saint-Malo. Il est membre du comité d'honneur de la Maison internationale des poètes et des écrivains de Saint-Malo.

Roger-Edgar cesse de peindre en 1998. Il meurt d'un cancer en 2004 à Saint-Suliac. Ses cendres furent dispersées à Paris dans le jardin du souvenir du cimetière du Père Lachaise.


Bibliographie :

■ André Laude – Vive le son de Barbançon, in Artension n°18, Rouen 1990
"Invitation" Editions Hots (Librairie Musée d'Art Moderne Paris)
Biographie  
Pays France
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